Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20250922%2Fob_a714f8_bibas-tues.jpeg)
Pour moi, l’otage qui me déchire le cœur depuis sa captivité, c’est cet enfant aux cheveux roux, aux doigts potelés, au regard rieur qui ne pouvait déceler dans le regard de l’autre, de l’intrus, cette froideur immense, cette haine inexplicable qui l’habite, au point de l’arracher des bras de sa mère, pour le démembrer devant son autre frère… qui ne comprenait rien, et dont les yeux sont encore habités par l’innocence.
J’ai vécu ces instants d’enfer lorsque le speaker de la télévision nous ont annoncé la mort brutale des deux bébés Bibas aux cheveux flamboyants.
Mon monde s’était brusquement limité, s’était éteint en ces quelques minutes, pour ne plus se ranimer… Mes larmes ne tarissaient plus et la colère qui s’était engouffrée à travers tous les pores de mon corps se heurta à mon impuissance, à ma faiblesse, à mon manque abyssal de solution…
Ce monstre qui a été capable de commettre un outrage aussi infâme, qui était-il au juste ? Le diable, le Satan ? Rien qui puisse évoquer un être humain… Il est une insulte même à toute créature bestiale… La louve qui a recueilli et nourri les jumeaux humains abandonnés, Romulus et Rémus a été plus sensible…
https://ripostelaique.com/otages.html
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog