Par Joie Des Mots
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À grand renfort de serments fallacieux, Emmanuel Macron s’est permis, à la tribune de l’ONU – ce « machin », comme l’appelait Charles De Gaulle, un vrai grand homme politique, lui –, d’annoncer la reconnaissance d’un prétendu État palestinien par la France. En réalité, au-delà de cet engagement parfaitement aléatoire, car je doute que le peuple de France le dise ainsi majoritairement, il a commis un double contresens.
D’abord un faux sens, puisqu’un État, selon la définition même du droit international, suppose trois piliers : un territoire délimité, un peuple constitué, un pouvoir souverain. Or, rien de tout cela n’existe réellement dans le cas palestinien.
Ensuite un non-sens, car cette déclaration « solennelle » ne changera rien au fond du problème : ni sur le terrain, ni dans les négociations, ni dans l’équilibre régional. Elle ne relève que de la posture, du verbe creux, de la mise en scène diplomatique. Le seul résultat tangible est la manifestation décomplexée d’un antisémitisme endémique islamique pat nature.
En somme, une parole de plus, mais une parole vide – qui n’engage rien, sinon l’affaiblissement symbolique de la France.
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