Par Joie Des Mots
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Blog de Ivan Rioufol
La politique produit des grands et des petits hommes. Les grands hommes sont ceux qui affrontent, seuls le plus souvent, le mur du conformisme afin d’atteindre leurs objectifs.
Les petits sont ceux qui tergiversent, se trompent d’adversaires, pactisent avec la meute. Le plastronnant Emmanuel Macron est de cette seconde race.
Voici un président qui flatte l’opinion anti-israélienne en joignant sa voix à ceux qui accablent Benyamin Netanyahou, et qui accuse Vladimir Poutine de « confrontations permanentes » contre l’Europe. Le chef de l’Etat voit beaucoup de complots russes ; y compris dans des « pétroliers fantômes » contre qui il a exigé des « politiques d’entrave ». C’est ainsi que la Marine a arraisonné la semaine dernière, dans les eaux internationales au large de Saint-Nazaire, un navire soupçonné d’être pro-russe et d’être la plate-forme de drones envoyés dernièrement survoler le Danemark. Vérifications faites, l’équipage était chinois et aucun appareil n’a été trouvé.
Le bateau a repris sa route jeudi soir après une garde à vue de son capitaine.
Ce flop a été aimablement passé sous silence par les médias.
Le fiasco est venu rappeler néanmoins le jeu trouble que Macron entretient avec les peurs collectives, en alimentant cette fois un possible conflit avec une puissance nucléaire. Aurait-il le dessein de constituer autour de lui, avec une guerre contre la Russie, une solidarité nationale qui part en lambeaux (16% de satisfaits dans le dernier baromètre du Figaro Magazine !) ?
La question mérite en tout cas d’être posée, tant le personnage est sans limite.
https://blogrioufol.com/quand-trump-et-netanyahou-font-bouger-lhistoire/
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