Par Joie Des Mots
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Les chiffres ne mentent pas : après les policiers, ce sont désormais les gendarmes qui font les frais du délitement de la société et de la « guerre civile à bas bruit » sur laquelle Michel Onfray avait déjà alerté, il y a longtemps.
Selon un article paru dans Le Figaro, les attaques, physiques comme verbales, contre ces militaires français qui maintiennent l’ordre dans les zones rurales ont explosé, ces dix dernières années.
En augmentation de 55 %, elles montrent que plus aucun coin de France n’est épargné par la criminalité et la « libération de la violence ».
Le meurtre d’Éric Comyn par un chauffard, en août 2024, avait ému l’opinion publique, mais il n’est, hélas, que la partie émergée de cet iceberg de renoncement des pouvoirs publics.
Sarthe, Rhône, Tarn, mais aussi Martinique ou Nouvelle-Calédonie : dans les zones dites rurales, auxquelles on prêtait jadis une réputation de tranquillité et même d’assoupissement, les agressions contre les gendarmes sont de plus en plus violentes.
Et leurs agresseurs, qui les attaquent à coups de boules de pétanque, de cocktails Molotov et même d’armes à feu, sont à l’image du panorama de la violence ordinaire. Ce sont des indépendantistes, des bandes de racailles ou même des militants d’ultra-gauche. Au sujet des narcotrafics, Jean-Michel Gentil, magistrat expérimenté qui a dirigé un rapport de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, d’où sont tirés ces chiffres, est formel : « Depuis longtemps, aucun territoire n’est épargné, comme en témoigne la découverte de laboratoires clandestins en zones rurales. »
https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-les-gendarmes-nouvelles-victimes-du-vivre-ensemble/
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