Par Joie Des Mots
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Nous ouvrions une voie sur une falaise vierge.
Nous grimpions jour et nuit et,
soudain nous gagnâmes à mi-paroi une terrasse plane,
suspendue au-dessus de la mer.
Au -dessus de nos têtes,
il y avait encore 200 mètres à grimper.
Nous fîmes halte sur le replat, environnés de vide.
L'endroit était recouvert d'une nappe de sable blanc, pur,
c'était une nacelle de roche flottant dans l'inaccessible. Les murmures du ressac montaient dans l'air. Personne n'avait pu grimper ni descendre ici avant nous.
Sur ce sable que rien d'humain n'avait effleuré, je fis le geste rituel et déposai l'empreinte de ma main.
Sylvain Tesson
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