Par Joie Des Mots
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Il n’est pas dans mes habitudes de recommander un livre à mes lecteurs habituels. D’ailleurs, quelle compétence, quelle légitimité aurais-je pour le faire ? Je critique régulièrement les cuistres qui, lors d’ennuyeux dîners mondains, savent si bien nous parler des derniers prix littéraires dont ils n’ont lu que la critique dans leur journal. Les livres sont comme les bons vins ; ils dépendent des goûts de chacun. On peut, en revanche, regretter que l’écrit, notre belle langue, ait tendance à disparaître au profit du « franglais », du dialecte des banlieues ou de la langue de bois des technocrates. Certains auteurs « s’écoutent écrire » comme Macron s’écoute parler (de lui de préférence). Leurs livres me tombent généralement des mains avant la quarantième page et je les abandonne ; c’est un critère de choix qui en vaut un autre.
Un bon livre, qu’il soit historique, technique ou politique, doit se lire comme un roman ; il doit couler tout seul et accrocher son lecteur jusqu’à la dernière page. Quand je lis un beau texte, je me dis que j’aimerais être capable d’écrire la même chose. J’écris comme je parle, c’est-à-dire mal, mais je me délecte avec un bon livre.
Et il serait assez logique qu’on inscrive au programme des classes terminales quelques livres de Philippe de Villiers, qui est une belle intelligence doublée d’une immense culture générale. J’ai lu presque tous ses livres avec le même plaisir, les romans historiques comme les ouvrages politiques.
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