Par Joie Des Mots
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Les mûres faisaient baisser ma moyenne kilométrique.
Je m’arrêtais à chaque buisson.
La gourmandise faisait saigner mes mains.
Le danger de se faire griffer
pour la jouissance d’un fruit
me rappelait quelque chose :
une histoire d’amour.
C’était le seuil d’une journée de plein feu estival,
sans autre impératif que d’avancer un peu.
Sans quiconque à informer,
sans réponse à donner.
Une journée dehors,
c’est-à-dire à l’abri.
Sylvain Tesson
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