Par Joie Des Mots
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Dans leur étude The Demographic Trilemma, Paul Morland et Philip Pilkington posent un diagnostic brutal : la prospérité des nations repose sur un équilibre démographique aujourd’hui rompu. Depuis les années 1970, la fécondité s’est effondrée dans la quasi-totalité des pays occidentaux, atteignant des niveaux historiquement bas.
Résultat : des sociétés vieillissantes où le poids des retraites explose, tandis que les forces vives déclinent. Pendant des siècles, chaque génération engendrait suffisamment d’enfants pour remplacer la précédente.
Aujourd’hui, partout dans le monde dit développé, le taux de fécondité est passé sous le seuil de remplacement (2,1 enfants par femme). Au Japon, en Corée du Sud ou en Italie, il plafonne désormais à 1,2, voire moins.
Les conséquences se font sentir : recours à l’immigration massive, économies sous tension, explosion des ratios de dépendance et charge accrue sur des systèmes sociaux conçus pour une pyramide des âges non inversée.
Le « trilemme démographique » peut être résumé ainsi : on ne peut pas combiner simultanément faible fécondité, croissance économique et continuité ethnique. Il faut sacrifier un élément, et en choisir deux parmi les trois.
Choisissez une faible fécondité et la croissance économique, et vous devez accepter une immigration rapide et un changement ethnique ; c’est la pente prise par les pays d’Europe occidentale.
Choisissez une faible fécondité, et la continuité ethnique (donc une faible immigration), et vous vous condamnez à la stagnation économique.
Enfin, si vous souhaitez la croissance économique et la continuité ethnique, il faut alors des taux de fécondité élevés, donc un sursaut nataliste au sein des populations autochtones.
Anthony Marinier
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