Par Joie Des Mots
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Il fut un temps où la France incarnait l’excellence européenne. Un temps où ses succès industriels, son audace économique et son modèle social faisaient l’envie du monde.
Mais ce temps semble révolu. « La France est devenue le champion du monde du renoncement », écrit Éric Revel dans « C’est Mozart qu’on assassine ! » (2025), un essai qui sonne comme un réquisitoire contre notre déclin national. Les chiffres, implacables, confirment ce constat : PIB par habitant en chute libre, désindustrialisation galopante, pression fiscale asphyxiante, système éducatif en déliquescence. Pire encore, l’Italie, ce pays que l’on croyait à jamais englué dans ses dettes et ses crises politiques, nous talonne désormais.
Comment en est-on arrivé là ? Comment la France, qui caracolait en tête de l’Europe en 1990, se retrouve-t-elle aujourd’hui 25e mondiale pour le PIB par habitant, devancée par des nations comme la Corée du Sud ou l’Irlande ? Pour le comprendre, il faut plonger dans les mécanismes d’un déclin qui n’a rien d’une fatalité, mais tout d’un choix.
Le PIB par habitant : le thermomètre d’une nation en déroute
En 1990, PIB par habitant de la France (en parité de pouvoir d’achat) dépassait celui de la plupart de ses voisins, à l’exception de l’Allemagne. « Nous étions le modèle à suivre, la nation qui alliait puissance industrielle et génie créatif », rappelle Éric Revel. Trois décennies plus tard, le paysage économique a radicalement changé.
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