Par Joie Des Mots
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« Les Apaches, c’étaient ces petits voyous qui quittaient Belleville ou Ménilmuche à la nuit tombée pour descendre au cœur de Paris.
La Mouff’ ou Bastille, c’étaient leurs Champs-Élysées à eux. Leur terre promise pour la nuit.
Et gare aux autres bandes qui viendraient piétiner le pavé de la Bastoche. Pour ces dernières, cela finirait mal.
Le reste du temps, ces gamins qui n’avaient pas vingt ans vivaient du bonneteau et buvaient beaucoup. Ils fascinaient les filles, et s’échangeaient ces dernières au grès des humeurs du chef de bande.
Ils avaient un code d’honneur et se tatouaient la peau. La plupart n’hésitaient pas à jouer du poignard et du pistolet. Autant de ressemblances avec une tribu d’Apaches, ces sauvages d’Amérique que Buffalo Bill exhibait déjà sur la piste du cirque Barnum, de l’autre côté de l’Atlantique. »
Nicolas Charbonneau & Laurent Guimier, "Le Roman des maisons closes", éditions du Rocher, 2025, p.86-87
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