Par Joie Des Mots
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Depuis combien d’années assiste-t-on, médusés, à ces scènes de guérilla urbaine dans les rues de Paris, Lyon, Nantes ou Rennes ? Depuis combien de temps voit-on des élus pris pour cible, des meetings empêchés, des universités bloquées, des commerces saccagés, le tout sous le regard tantôt complice, tantôt impuissant d’une certaine frange de l’opinion, de la police, des médias et des magistrats, qui persistent à y voir de simples « débordements » ? Il y a un nom pour décrire cette réalité que l’on ne veut pas nommer, une qualification juridique qui correspond trait pour trait aux agissements de ces groupes : le terrorisme.
Le débat, pourtant, reste verrouillé. Comme s’il existait une échelle de la valeur des violences politiques, un « bon » et un « mauvais » usage de la terreur. Comme si, sous couvert d’un « antifascisme » érigé en vertu morale suprême, tout était permis.
Une proposition de résolution déposée au Sénat le 16 septembre 2025 a eu le mérite de briser ce tabou. En s’appuyant sur des faits, des méthodes et une structuration désormais documentée, son exposé des motifs dresse un constat implacable : par leur stratégie, leur organisation et leur finalité, les mouvances dites « antifascistes » répondent point par point à la définition du terrorisme politique.
Il est temps d’ouvrir les yeux. Ce qui n’était qu’une nébuleuse violente en marge des manifestations est devenu, en une décennie, une menace structurée, transnationale, qui entend imposer sa loi par la peur et la coercition. Face à cette dérive, la posture de l’autruche n’est plus tenable. La France doit s’inspirer de l’alerte lancée outre-Atlantique et engager un véritable travail de qualification, de coordination et de répression.
L’antifascisme comme alibi : anatomie d’une violence politique
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