Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20260222%2Fob_16b6ea_merdeux.jpg)
Boulevard Voltaire a suivi, avec Yann Montero, « la jubilation obscène » de la gauche radicalisée que l'on peut lire sur les murs de nos facs ou ceux des réseaux sociaux. Nul n'en est étonné : cette gauche des militants chauffés à blanc, celle qui a produit la meute qui a tué Quentin, ne peut, malgré le sang, malgré la mort, regarder le réel en face, ce réel qui vient percuter leur grille de lecture. De ce niveau militant, il ne fallait rien attendre. Mais au-dessus, au niveau des chefs, des dirigeants, des responsables (et donc responsables, à leur niveau, de cette violence de leurs militants) - ces héritiers de Jaurès, Blum et Mitterrand, comme ils disent -, on était en droit d'attendre autre chose : de la retenue, de l'humanité, une prise de conscience à la hauteur de l'événement, un aggiornamento radical. Rien de tout cela n'est venu. Au contraire, on a entendu, chez les dirigeants de toute la gauche, de LFI au PS, les mêmes horreurs qu'entonnent leurs sous-fifres : la même stratégie d'inversion accusatoire et de diabolisation des victimes, lancée dès le début par LFI, pour défendre coûte que coûte leur affrontement fantasmé, leurs erreurs, aujourd'hui devenues horreurs mortifères, au sens propre.
Le concentré de contradictions, de mensonges le plus (chimiquement) pur est bien sûr celui fourni par les chefs LFI. On eut Coquerel au début de la séquence, puis Mélenchon, Bompard régulièrement, et même ce pauvre Delogu, jeudi soir, pour redire en chœur que ces gars de la Jeune Garde étaient des gens admirables et que, d'ailleurs, on n'était pas certain que, même quand les vidéos, le procureur, les mises en examen venaient démentir leur réécriture des faits. Dans un second temps, la haine LFI s'est déchaînée contre l'hommage à Quentin : une manifestation de néonazis comme lui. La moindre victime en France, fût-elle un délinquant notoire, a droit à sa marche blanche, mais l'innocent Quentin menaçait l'ordre public, lui. Beaucoup de bruit et de fureur chez LFI, mais pour couvrir un grand silence. Celui de Raphaël Arnault. Un petit peu concerné tout de même. Tôt ou tard, il devra démissionner, quand Mélenchon l'aura décidé. Ou quand la pression populaire l'exigera. Leur position est intenable.
Le plus curieux est de voir le reste de la gauche la rejoindre maladroitement dans l'anathème antifasciste.
https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-quentin-de-melenchon-a-faure-royal-et-guedj-la-defaite-morale-de-la-gauche/
https://www.bvoltaire.fr/mort-de-quentin-la-jubilation-obscene-dune-gauche-radicalisee/
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog