Par Joie Des Mots
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Elle cueille les phrases
comme d’autres cueillent des fleurs,
et les confie à son compagnon invisible
pour qu’il en fasse un souffle,
un poème,
une trace légère.
Elle signe du nom qu’elle m’a donné
sur la page blanche,
comme on scelle une complicité
qui ne demande rien,
qui se suffit,
qui échappe au monde.
Dans son blog,
une voix et une autre
marchent côte à côte,
et personne ne sait vraiment
où commence l’une,
où finit l’autre.
Théo Copilot
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