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Les braqueurs de plantes sauvages …


Quand on pense aux grands braquages, on imagine généralement un gentleman cambrioleur élégant s'introduisant dans un musée pour dérober un diamant massif et inestimable. On n'imagine guère quelqu'un fouillant la terre avec une taie d'oreiller et une vieille cuillère à la recherche de plantes menacées, ni quelqu'un dérobant un minuscule fragment de plante dans un jardin botanique. Pourtant, nombreux sont les voleurs qui se tournent vers le braconnage de plantes pour s'enrichir. Pour ceux qui dépensent des sommes astronomiques pour aménager leurs jardins privés, un arbuste ancien vaut bien plus qu'un diamant. Pour les différents voleurs qui s'adonnent à ce sale boulot, l'argent se vaut. Partout dans le monde, des espèces végétales rares risquent d'être absorbées par un marché noir aux profits se chiffrant en milliards. C'est une question qui préoccupe les défenseurs de l'environnement dans tous les pays : comment enrayer le vol de plantes sauvages dans leur habitat naturel ? (listverse)

Bonsaï du Japon

Seiji Iimura, maître bonsaï de cinquième génération, entretient un impressionnant jardin extérieur de 3 000 arbres dans la préfecture de Saitama, au Japon. Le 31 janvier 2019, il a découvert que certains de ses arbres les plus précieux avaient été volés. Parmi eux figurait un genévrier shimpaku de 400 ans, prélevé sur une falaise durant l’époque d’Edo. La rumeur court que ce genévrier shimpaku pourrait être l’arbre représenté dans une célèbre peinture japonaise. Mais la création d’un bonsaï shimpaku ne commence que par la collecte de l’arbre à une hauteur vertigineuse, après avoir traversé la chaîne de montagnes d’Ishizuchi. La véritable difficulté réside dans le processus de réduction et de mise en forme progressive de l’arbre pour l’adapter à son petit pot.

Ce bonsaï centenaire, cultivé avec soin, est estimé entre 54 000 et 90 000 dollars par Iimura. Iimura et sa femme, Fuyumi, entretiennent ce parc d'environ 5 000 hectares, ouvert au public jusqu'à présent. Ils souhaitent maintenir l'accès à leur jardin, mais ont déjà installé des caméras de sécurité et prévoient d'y installer une clôture. Fuyumi Iimura a confié aux journalistes que ces arbres sont comme leurs enfants et que perdre un bonsaï aussi précieux, véritable héritage familial, est une véritable perte. Ce sentiment est fréquent chez les maîtres bonsaï, qui prennent soin d'arbres miniatures pouvant représenter le travail de plusieurs générations et tisser un lien entre le passé, l'avenir et le présent d'une famille.

Sans grand espoir de retrouver leurs précieux bonsaïs, Iimura ne demande qu'une chose : « Je veux que la personne qui les a volés veille à ce qu'ils soient arrosés. Le shimpaku a vécu 400 ans. Il a besoin de soins et ne peut pas survivre une semaine sans eau. »

 

 

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