Par Joie Des Mots
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Depuis que Trump et Bibi ont attaqué les Mollah, 24 h/24 nous ne voyons plus à la télé que des images effrayantes de bombes, de projectiles, d’incendies, d’immeubles qui s’écroulent, de Libanais dormant dehors, sur les trottoirs , ils n’ont pas les O.N.G. Françaises qui fournissent des tentes Quechuas aux migrants, tout ça ressemble terriblement aux films de guerre auxquels on nous a habitués.
Sauf que le quidam qui meurt devant vos yeux ne se relève pas après la scène.
Je suis née en 1939, j’ai connu la guerre, à 4 ans, de quoi se souvient-on d’u premier grand bombardement de Nantes, par les Américains ? d’une femme, chapelet à la main qui priait sous une table.
Puis nous sommes partis nous réfugier en Vendée. J’avais 5 ans, j’étais avec deux copines de 7 ans environ, nous marchions sur la route pour rejoindre une ferme tout à coup des blindés allemands. Ils sentaient la fin pour eux et devenaient mauvais ! Donc nous entrons dans le premier jardin qui se présente, nous nous couchons à plat ventre derrière la haie. Les blindés passent, j’avais 5 ans, jamais je n’ai oublié le bruit des chenilles, ce grincement meurtrier.
Avoir vu la rue du Calvaire à Nantes qui a été très longue à se reconstruire (dans une laideur abominable) passer, adolescente, au milieu de ces ruines, des âmes des morts.
C’est ça la guerre que vous regardez impassibles à la télé.
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