Par Joie Des Mots
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L’endroit ressemble à toutes ces terres épuisées
d’avoir porté comme un fardeau
des cohortes d’hommes en peine.
Il arrive parfois à la géographie d’exsuder la tristesse comme la peau transpire sous le soleil.
Rien n’a poussé à la surface de l’ancien camp.
Les arbres ne reviennent pas où les larmes ont coulé.
Sylvain Tesson
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