Par Joie Des Mots
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C’est une enquête de Libération parue le 1er avril qui a lancé l’offensive. Un chapô, accrocheur s’il en est, dénonce « un million d’euro d’à-valoir, un appartement parisien tous frais payés, proximité avec Sarkozy et Bardella... » Le départ de l’écrivain, passé de Gallimard chez Hachette, est une bombe lâchée dans le monde de la bien-pensance. Pire : « une rupture affective et idéologique, qui éclaire la droitisation assumée d’un romancier, désormais dans une écurie Bolloré », écrit Libération, repris par la presse de gauche et, bien sûr, les médias algériens.
Certes, ils y mettent un peu les formes, mais le propos est simple à résumer : Boualem Sansal est un traître, un homme vénal, par-dessus tout un ingrat. La preuve, il est passé chez Bolloré, allant jusqu’à se commettre dans des rencontres littéraires où trônaient Knafo et Bardella. Quant à sa détention, elle n’a pas été si dure qu’on le prétend : les Algériens ont fort bien soigné son cancer et s’il n’a pas été libéré plus tôt, c’est à cause de l’affreux Retailleau, si méchant avec le président Tebboune. En gros.
https://www.bvoltaire.fr/boualem-sansal-finalement-ils-laimaient-mieux-dans-les-geoles-algeriennes/
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