Par Joie Des Mots
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La campagne s’était trouvée de nouveaux chefs,
des types qui la réorganisaient dans leurs bureaux.
De Londres, de Bristol,
ils sont venus nous convaincre
que l’avenir était dans la production en batterie.
Ils disaient qu’aujourd’hui un éleveur
doit nourrir des centaines,
des milliers de gens entassés dans les villes.
La planète n’a plus la place pour le bétail,
les hommes n’ont plus le temps de les mener au pré.
Sylvain Tesson
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