Par Joie Des Mots
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Soudain j'ai tout compris.
Je vivais en prison depuis ma naissance.
On m'avait retiré tout ce que mes ancêtres avaient mis des milliers d'années à construire et on m'avait donné quelques hochets à la place : du confort, quelques années de plus à vivre (en me faisant chier), des DVD, une carte d'électeur trafiquée.
On m'avait dressé comme les clébards du lieutenant.
Dressé à aller travailler pour les autres tous les matins.
Dressé à voter pour des parasites qui vivraient sur mes impôts.
Dressé à accepter d’être fiché de tous les côtés.
Dressé à désirer ce que l'on attendait de moi.
Dressé à accepter l'idée de finir en maison de retraite.
Dressé à ne plus rien contrôler de ma vie.
Dressé !
La voilà, la civilisation !
Après l'ivresse, j'avais une solide gueule de bois.
Il fallait s'échapper,
tout brûler,
tout casser…
Olivier Maulin
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