Par Joie Des Mots
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Il faut refuser les mots faciles. Non, la France ne s’est pas « effondrée » comme un château de cartes. L’État tient, les administrations fonctionnent, le pays reste riche à l’échelle mondiale. Mais il serait tout aussi faux — et malhonnête — de nier l’évidence : la France s’affaiblit, et cet affaiblissement touche désormais ses fondations mêmes.
Ce que nous vivons n’est pas un accident. C’est le résultat d’un processus lent, cumulatif, presque méthodique.
L’école : la matrice du délitement
Tout commence là. Depuis vingt ans, les enquêtes internationales pilotées par OCDE via le Programme PISA sont sans appel : baisse du niveau en lecture, en mathématiques, en compréhension.
La crise de l’autorité : une rupture culturelle. Le problème dépasse largement l’école. Depuis plusieurs décennies, la France a entrepris de déconstruire toute forme d’autorité : familiale, scolaire, institutionnelle.
Le cœur du problème n’est pas l’origine des populations, mais l’incapacité de la société d’accueil à imposer un cadre exigeant et lisible.
Conséquences :
Sentiment d’abandon
Déclassement des classes moyennes
Fracture entre métropoles et périphéries
Le mouvement des Gilets jaunes n’est pas une parenthèse. Il est le symptôme d’un pays où une partie de la population estime ne plus compter.
La violence : réalité et tolérance
Il faut être précis : la France n’est pas un pays à feu et à sang. Mais certaines formes de violence augmentent, notamment les atteintes aux personnes. Le basculement le plus inquiétant est ailleurs : dans l’acceptation progressive de situations autrefois jugées intolérables.
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