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J'aurais préféré réaliste joyeux mais va pour pessimiste !!!


[LIVRE] Mathieu Bock-Côté, un intellectuel québécois nationaliste à Paris
Le Pessimiste joyeux (Fayard), à lire absolument pour mieux connaître le phénomène qu'est Mathieu Bock-Côté !

Les nombreux admirateurs de Mathieu Bock-Côté liront avec un vif plaisir Le Pessimiste joyeux (Fayard), une autobiographie en forme d’entretien, conduite avec intelligence par Laurent Dandrieu, du journal Valeurs actuelles.

On ne s’étonnera guère de la vaste culture du chroniqueur de CNews et du Figaro en découvrant que la bibliothèque paternelle débordait de livres et qu’il reçut, pour ses quinze ans, les Mémoires de Raymond Aron ! Notre homme est un lecteur insatiable et sa propre bibliothèque, confie-t-il, « ne cesse de s’agrandir des deux côtés de l’Atlantique » !

On vous livre, pêle-mêle, quelques-uns de ses auteurs de prédilection : Raymond Aron, Julien Freund, Alexandre Soljenitsyne, Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Pierre Manent, Hippolyte Taine… et bien d’autres. Il n’y a pas que les classiques et les grands essais qui l’ont passionné. Adolescent, il se délectait des aventures du rouquin Bill Ballantine dans la série de romans d'aventure culte Bob Morane.

Un chapitre est consacré à son bref parcours académique et politique, notamment comme conseiller de l'ex-Premier ministre du Québec, alors chef de l'opposition à l'Assemblée nationale. Mais ni l’une ni l’autre de ces carrières ne lui convenaient vraiment.

C’est dans ce que l’on nomme, un peu pompeusement, le « combat métapolitique » qu’il trouvera sa voie et son véritable mode de vie. Il se reconnaît dans la formule d’Aron du « spectateur engagé » et se définit comme « conservateur d’abord, libéral ensuite, surtout en économie ».

Combat pour l'indépendance du Québec

Toutefois, la grande affaire de sa vie, le fil rouge qui traverse toute son existence, demeure le combat pour l’indépendance du Québec – cette Nouvelle-France que l’on appelait jadis ainsi. L’échec du référendum de 1995 l’a profondément marqué. Il rappelle que 60 % des Québécois francophones avaient voté pour l’indépendance. Ce sont, déjà, la minorité anglophone et les nouveaux arrivants qui avaient fait pencher, de justesse, la balance.
https://www.bvoltaire.fr/livre-mathieu-bock-cote-un-intellectuel-quebecois-nationaliste-a-paris/

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