Par Joie Des Mots
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Depuis des semaines, le Liban agonise. Plus de 1.300 morts, 3.000 blessés, un million de déplacés, un habitant sur cinq chassé de sa terre, jeté sur les routes avec interdiction de revenir. Les villages du sud sont rasés méthodiquement par les bombes et blindés israéliens. Les ponts du Litani, fleuve séparant une partie du Sud-Liban du reste du pays, ont sauté. Le pays du Cèdre est coupé en deux, saigné, étranglé.
Nous avons vu les « frappes chirurgicales » de Tsahal, qui ont permis l'élimination de Hassan Nasrallah et du tyran Khamenei. La mort de ces deux chefs terroristes ne nous fera pas verser une larme, sauf celles nous rappelant que ces frappes ont enfin été une réponse à l’attentat du Drakkar, ce 23 octobre 1983 où 58 de nos parachutistes périrent dans les décombres de Beyrouth.
Mais nous voyons aussi les « bombardements massifs », les témoignages affluent : frappes aveugles sur les habitations, les hôtels, les églises. Le Sud-Liban est transformé en « zone de sécurité », c'est-à-dire en désert.
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