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Ce qu’on a tenté de nous dissimuler !!!


L'humanité a une longue tradition de dissimulation de ses heures les plus sombres sous des couches de brique, de pierre et de béton. Des empires antiques aux gouvernements modernes, le besoin de contenir, d'occulter ou d'oublier les pans douloureux de l'histoire a influencé certains choix architecturaux. Dans certains cas, des structures ont été construites pour gérer les conséquences immédiates de catastrophes ; dans d'autres, elles ont été érigées ultérieurement de manière à compliquer la compréhension des événements passés. Qu'il s'agisse d'un site radioactif scellé ou d'un monument construit sur un terrain contesté, ces lieux de mémoire témoignent d'événements qu'il est souvent plus facile d'ignorer que d'affronter. Nombreux sont ceux qui passent devant ces sites chaque jour sans se douter de l'histoire complexe et souvent troublante qui leur est liée. (listverse)

Le confinement du lac Karatchaï

Lac Karatchaï : Le lac nucléaire mortel de l’URSS

Le lac Karatchaï a servi de décharge pour les déchets radioactifs de la centrale nucléaire de Maïak, en Union soviétique. Tout au long des années 1950, d’importantes quantités de déchets nucléaires y ont été déversées, dans l’espoir qu’il serve de confinement naturel. Cette hypothèse s’est révélée dangereusement erronée lorsqu’une sécheresse en 1967 a fait baisser le niveau de l’eau et mis au jour des sédiments radioactifs. Les vents ont dispersé des poussières contaminées sur une vaste zone, affectant des centaines de milliers de personnes dans la région environnante.

Face aux risques environnementaux et sanitaires, les autorités soviétiques ont entrepris un vaste chantier d’ingénierie pour stabiliser et confiner le site. Des milliers de blocs de béton creux ont été installés dans le lac afin de limiter la dispersion des sédiments radioactifs. D’autres mesures ont consisté à injecter du coulis dans le sol pour limiter la propagation de la contamination dans les cours d’eau environnants.

En 2015, le lac était efficacement confiné sous des couches de béton, de roches et de terre. Aujourd'hui, le site paraît relativement banal en surface, mais il demeure l'un des endroits les plus radioactifs de la planète. Les importants travaux de construction témoignent d'une volonté de gérer les conséquences à long terme de décisions environnementales antérieures plutôt que de les effacer complètement.

 

 

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