Par Joie Des Mots
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Le joli mois de mai me donne l’occasion de vous parler à nouveau des us et coutumes de la « Cellezécie », ce pays visité jadis par mon aïeul, Jean-Aymard de Séconlat, et sur lequel il a laissé de nombreuses notes manuscrites qui nous permettent de mesurer la chance que nous avons de vivre dans une vraie démocratie, parangon « des droits de l’homme et des libertés ».
Vous vous souvenez sans doute que cet État était gouverné par le jeune marquis Emmanuel de Morveux d’Enarque, toujours sous la coupe de sa duègne, Brigitte, née Trognon du Touké, qui était à la fois sa maîtresse, son épouse et sa mère. Elle l’a déniaisé quand il avait 14 ans et depuis on raconte que c’est elle qui porte la culotte (certains médisants subodorent même que le marquis porterait plutôt la jaquette flottante, tout en lui prêtant une attirance pour les haridelles boucanées et les allogènes basanés. Je dois avouer que c’est à n’y rien comprendre !).
En dehors de sa dulcinée, le marquis subissait l’influence – ô combien désastreuse – d’une personne nocive et malfaisante. Il était amoureux fou d’une vieille blondasse teutonne, Ursula von der La Hyène, laquelle était inféodée aux banquiers apatrides du Nouvel Ordre Mondial.
Le marquis aimait à s’exprimer en anglais, et il collait, comme la moule au rocher, à toutes les modes stupides, toutes les idéologies les plus farfelues, toutes les manies idiotes ou malsaines qui arrivaient des Amériques. Il est vrai que la nature l’avait doté, entre autres défauts, de la tartuferie moralisatrice des Anglo-Saxons, en matière de racisme, de diversité, de sexualité « non genrée », de dictature écologiste, de malbouffe, et j’en passe, et pas forcément des meilleures (car les Yankees exportent toujours ce qu’ils ont de pire, à commencer par leurs guerres).
En s’inspirant des « Oscars » américains, chaque année en mai la « Cellezécie » organisait, dans une station balnéaire du sud du pays, son « Festival de Connes » dédié au cinéma.
Ce festival cinématographique abreuvait les « Cellezéceux » d’un florilège de (mauvais) films d’auteur (1) sélectionnés (ou «nominés» ?) par la fine fleur du septième art.
Durant une quinzaine de jours, la ville de Connes (2) se transformait en un vaste étalage de fric mal gagné, de bijoux tape-à-l’œil, de luxe tapageur et de donzelles fort dévêtues.
Et le prolo « cellezeceu », payé au SMIC, se pressait pour assister à la fameuse «montée des marches» de ces parvenus millionnaires qui les méprisaient (tout en affichant, devant les micros, des idées de gauche…) dans l’espoir d’apercevoir le sein ou la fesse d’une starlette plus ou moins connue.
https://ripostelaique.com/festival-en-cellezecie-un-festival-de-connes/
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