Par Joie Des Mots
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L'idée courante, implicite ou explicite, dans les enseignements traditionnels, est qu’il en est qui meurent avec ou après la mort du corps, et qu’il en est qui survivent, en passant à des conditions diverses.
Parmi ceux qui survivent, il en est, enfin, qui atteignent la condition privilégiée de la véritable immortalité.
On ne peut décider d’une solution pour l’homme en général : la solution varie de personne à personne, et dépend de ce qu’elle est.
En général, survit celui qui, d’une manière ou d’une autre, dès la vie, a opéré une séparation, actuelle ou virtuelle, entre son principe spirituel et les conditions imposées à la conscience par le corps et par l’expérience sensorielle de veille ce qui, en termes théologiques, équivaudrait à dire : dans la mesure selon laquelle on à effectivement orienté, dès le séjour d’ici-bas, sa propre âme vers une fin surnaturelle.
Julius Evola
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