Par Joie Des Mots
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Les saints de glace, entre expérience paysanne et foi populaire
Les saints de glace trouvent leur origine dans l’observation des cycles naturels.
Eric de Mascureau
Chaque printemps, au moment où les journées s’allongent et où les potagers reprennent vie, un sujet revient dans les conversations des jardiniers : les saints de glace.
Cette coutume, transmise depuis des siècles, marque, dans la tradition populaire française, une période dangereuse pour les cultures sensibles au froid ou au gel et recommande, ainsi, d’attendre les 12, 13 et 14 mai avant de planter certaines espèces fragiles. Encore profondément ancrée dans les campagnes, cette tradition appartient à un patrimoine rural où l’observation du ciel, des saisons et des cycles naturels, mêlée aux fêtes chrétiennes, guidait autrefois les travaux agricoles et continue, encore aujourd’hui, d’influencer les pratiques des jardiniers.
Une croyance née de l’expérience paysanne
Les saints de glace trouvent leur origine dans l’observation des cycles naturels. Au printemps, il arrive qu’une masse d’air froid provoque un refroidissement brutal des températures, parfois accompagné de gelées nocturnes. Ces épisodes peuvent alors être dévastateurs pour les jeunes pousses et les plantations précoces. En plantant après les saints de glace, les jardiniers évitent le gel jusqu'à la mi-mai. Les tomates, les aubergines mais aussi les agrumes redoutent particulièrement les nuits froides. Les météorologues actuels rappellent qu’il ne s’agit pas d’une règle scientifique absolue. Les gelées tardives peuvent survenir avant ou après cette période, selon les régions et les années.
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