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Ne jamais oublier ces merveilleux acteurs !!!


Dufilho, c'est d'abord une « gueule » : un regard où l'on croit deviner une forme de folie, un nez à n'en plus finir.

C'est aussi une voix, un accent du Sud-Ouest mêlé à une diction d'acteur de théâtre.

C'est aussi un maintien martial, celui des officiers qu'il a souvent interprétés.

C'est aussi un personnage secret, cultivant un isolement aristocratique, revendiquant haut et fort son état d'« agriculteur », dans un vieux château, au milieu d'une collection de Bugatti.

Né à Bègles avec la Grande Guerre, Dufilho a été l'un des comédiens les plus actifs de sa génération.

Il a appris le métier avec Charles Dullin et il a commencé à jouer en 1939 dans des pièces de Jean Anouilh, de Jacques Audiberti, de Marcel Aymé et, plus tard, de Pinter et Dürrenmatt. Au cinéma, Jacques Dufilho a joué dans plus d'une centaine de films depuis « Premier de cordée », en 1943, jusqu'à « Pétain », de Jean Marbeuf, en 1993. Il a tourné avec Louis Malle (« Zazie dans le métro », 1960), Henri-Georges Clouzot (« Les Espions »), Yves Robert (« La Guerre des boutons »), Jean-Jacques Annaud (« La Victoire en chantant », 1976), Werner Herzog (« Nosferatu, fantôme de la nuit », 1979), Pierre Schoendoerffer (« Le Crabe-tambour », 1977)..."
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