Par Joie Des Mots
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J'ai un gibet dans la tête
auquel mon esprit est toujours prêt
à accrocher une idée nouvelle.
Je suis incapable de dire pourquoi
je couvre mes cahiers de potence,
de gibets, de branches d'arbres
auxquelles se balancent de pauvres hères
arrivés au bout de leur ligne de vie.
Je ne sais pas.
Je n'ai rien à dire.
Or aujourd'hui,
par la faute des psys,
il faut qu'il y ait une raison à tout.
Sylvain Tesson
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