Par Joie Des Mots
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De toutes les lycéennes de la cité,
c'était la plus entreprenante
et, en ce temps-là,
les filles avaient encore le droit d'allumer un garçon
sans qu'on y mette le feu.
Depuis, en Seine-Saint-Denis,
la tradition des bûchers à sorcières
avait connu une belle reviviscence
et l'on brûlait les filles
pour les raisons
qui avaient conduit Jeanne d'Arc aux flammes :
des histoires de pantalon
et de cheveux pas comme il faut.
Sylvain Tesson
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