Par Joie Des Mots
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D’instinct et sans pouvoir encore le théoriser, je perçois la culture rock et la mythologie du rebelle qui l’accompagne à travers la figure d’un James Dean comme une entreprise d’abrutissement collectif, ou plus exactement de captation et de détournement de l’énergie vitale propre à la jeunesse.
Et c’est bien là l’objectif : convertir la rage improductive de l’adolescent œdipien en une “attitude” directement exploitable par le marché et, ruse suprême, faire en sorte que les jeunes vivent leur soumission au nouvel ordre marchand non comme une aliénation mais au contraire comme la modalité socialement la plus valorisante d’une “révolte” sans concession.
Cette lobotomisation via la sous-culture américaine me répugne.
Patrick Buisson
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(Je suis née en 39, j’ai donc connu la guerre. Dès que j’ai été en âge sortir et d’aller au ciné, c’était le patronage catho du bourg ou en ville avec ma mère ou Mémé. Tous ces grands acteurs américains virils et magnifiques qu’on nous vendait comme des hétéros, qui, pour la plupart étaient homos et qu’on obligeait à se marier à des actrices pour mieux nous mentir.)
(C’est aussi ça l’Amérique, elle voulait faire de la France une de ses colonies, Merci au Général de Gaulle qui a frappé du poing sur la table.)
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