Par Joie Des Mots
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On se disait aussi que la mise en demeure adressée par l’Arcom à Radio France préparait quelque chose.
La réplique est du genre foudroyant.
Via un communiqué publié ce lundi 15 juin, l’Arcom franchit un cap majeur dans le contrôle de l’opinion et la restriction de liberté éditoriale. Le gendarme de l'audiovisuel s'ouvre, de manière spectaculaire, un espace de compétence jamais vu jusqu'ici dans une démocratie, en tout cas dans la démocratie française depuis la guerre.
CNews est donc « mise en demeure » de se conformer à « l'exigence d'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion ». L'ordre est clair : abandonnez votre ligne éditoriale ou nous fermerons CNews comme nous l’avons fait avec C8. Poutine n'a plus grand-chose à nous envier.
L’Arcom explique très bien qu'il a franchi un pas vers le contrôle éditorial des chaînes qui s'adressent aux Français. L’organisme « s'assure désormais également que l'expression des courants de pensée et d'opinion par l'ensemble des intervenants à l'antenne n'est pas affectée par un déséquilibre manifeste et durable dans les programmes consacrés à l'information ».
L’agence d'État ne pèse plus seulement les temps de parole, elle soupèse les thématiques, les mots, les idées, les pensées. L’Histoire retiendra que l’Arcom réagit ainsi à la saisine d’une association, Reporters sans frontières, créée par Robert Ménard pour défendre… la liberté des journalistes face aux pouvoirs dictatoriaux ! Reporters sans frontières a donc accepté de jouer les apprentis censeurs à l’égard de journalistes français ! Vertige.
Pourtant l'immigration et la dette sont nos principaux désespoirs, sauf que la dette c'est virtuel, l'immigration est partout et tue !
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