Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20260626%2Fob_0f6039_bouchon.jpg)
Les bouchons lyonnais. Ces estaminets conviviaux où la cuisine du terroir se fait généreuse et simple.
Ils naissent au XIXe siècle dans les quartiers de la Croix-Rousse et de la Presqu’île, au rythme des canuts, ces tisserands de soie qui travaillaient dur. Les « mères lyonnaises », cuisinières modestes à leur compte, mitonnent pour eux des plats simples à base de pièces moins nobles : tablier de sapeur, quenelles, cervelle de canut, salade lyonnaise, le tout arrosé d’un pot de beaujolais ou de côtes-du-rhône.
Le nom viendrait de la « bousche », botte de rameaux ou de branchages que les cabaretiers accrochaient à leur porte pour signaler qu’on y buvait et mangeait.
Au fil du temps, ces lieux entrent dans le patrimoine lyonnais. Aujourd’hui, l’Association des Bouchons Lyonnais, créée pour défendre l’authenticité, délivre un label aux établissements qui perpétuent recettes, ambiance chaleureuse (nappes à carreaux, décor pittoresque) et convivialité.
Un univers qui résiste à la mode, où l’on se retrouve autour de plats copieux et de l’esprit local.
Lyon est la capitale de la gastronomie française.
Le bouchon en est l’âme populaire.
Blog infanteriesauvage.Tumblr
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog