Par Joie Des Mots
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À Nantes, dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 mai 2026, un homme qui pensait s’offrir les services tarifés d’une femme adulte, « embauchée » en ligne, se retrouve face à une jeune adolescente de 13 ans. Descendue à sa rencontre, celle-ci lui explique être victime de coups de la part de son proxénète et demande au client d’appeler la police. Dont acte. À leur arrivée, l’individu – dont on aimerait bien connaître le nom – tente de se débarrasser de son sac. Aussi peu malin qu’honnête, il jette par la fenêtre ses outils de travail : deux armes de poing et 800 grammes d’héroïne qui tombent au pied des policiers. Interpellé dans l’appartement, il vient d’être mis en examen pour proxénétisme en bande organisée, détention de stupéfiants et d’arme de catégorie D.
Cette affaire qui indigne est, hélas, d’une grande banalité. En 2025, on estimait ainsi à 20.00, environ, les enfants qui se prostituent en France, représentant une hausse de 43 % en quatre ans. Ce sont à 94 % des jeunes filles, souvent même très jeunes, recrutées via les réseaux sociaux et dont une majorité (75 %) sont passées par l’ASE, l’aide sociale à l’enfance.
https://www.bvoltaire.fr/a-nantes-et-ailleurs-le-fleau-de-la-prostitution-des-jeunes-mineures/
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