Par Joie Des Mots
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Dans un texte traditionnel rédigé vingt-cinq siècles avant Nietzsche, nous lisons :
“Lorsque la Voie est perdue, c’est-à-dire l’adhésion immédiate à la pure spiritualité, il reste la vertu ;
lorsque la vertu est perdue, il reste l’éthique ;
lorsque l’éthique est perdue, il reste le moralisme.
Le moralisme est l’extériorité de l’éthique et marque le commencement de la décadence.”
Ici, les diverses étapes du déclin qui conduisit à l’idole bourgeoise, le moralisme, sont décrites avec concision et exactitude.
Une telle idole ne fut jamais connue dans les grandes cultures traditionnelles : jamais auparavant il n’y avait eu un système de domestication et de conformisme fondé sur la convention, le compromis, l’hypocrisie et la lâcheté, justifié uniquement par un utilitarisme socialisé et étroit.
Julius Evola
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