Par Joie Des Mots
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Auditionné le 4 juin par la commission d’enquête sénatoriale sur le financement des fondations privées en politique, Pierre-Édouard Stérin a répondu pendant près d’une heure et demie avec une franchise qui a visiblement désarçonné ses interlocuteurs. Exil fiscal assumé, remigration revendiquée, ambition métapolitique affirmée — l’homme qui a transformé 5 000 euros en 1,4 milliard n’a rien caché.
L’homme derrière le milliardaire
Pierre-Édouard Stérin, 52 ans, a commencé son intervention par un autoportrait que personne n’attendait de la part d’un homme de sa fortune et qui inspirera sûrement beaucoup d’ambitieux et de rêveurs acharnés. Cinq ans de lycée avant d’avoir son baccalauréat. Des marchés où il revendait les noisettes du jardin de sa grand-mère. Un commerce de jeux vidéo importés d’Angleterre et de Hong Kong pour les revendre au collège. Deux rêves d’enfant : devenir champion du monde de tennis — « ce que je ne suis pas encore devenu » — et devenir milliardaire.
Le second rêve, il l’a réalisé. Les 5 000 euros que lui ont prêtés ses parents en 2003 pour lancer Smartbox, l’entreprise de coffrets cadeaux, sont devenus en début d’année 2026 « un petit peu plus d’1,4 milliard d’euros ». Sans héritage, sans réseau de départ, à force de travail et après une vingtaine d’échecs entrepreneuriaux en série — dont un retour dans sa chambre d’adolescent de 15 mètres carrés en Normandie, « avec les posters de Stéphane Edberg accrochés au mur »
https://www.breizh-info.com/2026/06/06/260952/pierre-edouard-sterin-au-senat-le-milliardaire-conservateur-assume-tout-avec-fierte-et-sans-trembler-video/
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