Par Joie Des Mots
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Quiconque a possédé un chien, un chat ou tout autre animal de compagnie connaît bien leurs capacités extraordinaires. Un chien peut déceler des odeurs imperceptibles pour l’être humain, tandis que l’équilibre exceptionnel et l’agilité d’un chat surpassent ceux des acrobates ou des gymnastes les plus doués. Des animaux qui ne sont pas habituellement élevés comme animaux de compagnie possèdent eux aussi des facultés incroyables, telles que l’hibernation, la navigation par sonar, la marche sur l’eau ou la capacité d’infliger de puissantes décharges électriques à leurs proies ou à des prédateurs menaçants. Toutefois, ces pouvoirs étonnants ne sont pas les seuls dont disposent les animaux. (Listverse)
Des gènes de survie
Malgré leur taille microscopique, les tardigrades sont robustes. Ces « oursons d’eau », comme on les appelle plus communément, survivent à des conditions extrêmes qui tueraient des animaux bien plus grands qu’eux, y compris les humains. Ils doivent leur incroyable capacité de survie à des « gènes de survie » particuliers. Un genre de tardigrades, *Ramazzottius variornatus*, se distingue par une résistance exceptionnelle ; il s’agit sans doute de l’espèce la plus robuste et la plus résiliente de tout le groupe des tardigrades.
Le généticien Takekazu Kunieda et ses collègues de l’Université de Tokyo ont percé l’un des secrets de ces oursons d’eau : ils ont développé une protéine spécifique qui protège leur ADN des dommages causés par les radiations. En tant qu’extrêmophiles, ils sont également capables de survivre à des conditions telles que la congélation, la déshydratation totale... et même le vide spatial. D’ailleurs, des scientifiques ont réussi à réanimer un tardigrade qui était resté congelé pendant plus de trente ans, établissant ainsi un nouveau record pour cette espèce très résistante.
On a longtemps cru que les tardigrades n’avaient pas développé seuls leurs capacités extraordinaires, mais qu’ils avaient bénéficié d’une aide extérieure. Des généticiens de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill avaient découvert que 17,5 % du génome des tardigrades provenait d’autres organismes — notamment des plantes, des champignons, des bactéries et des virus — par le biais d’un transfert horizontal de gènes. Toutefois, les conclusions des chercheurs japonais remettent en question cette hypothèse, suggérant que l’incroyable capacité de survie des tardigrades leur est propre et ne résulte pas d’un transfert de gènes. Les chercheurs estiment que les facultés étonnantes de ces animaux pourraient trouver des applications remarquables dans les domaines de la médecine et de la génétique.
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