Par Joie Des Mots
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Non, la Bretagne ne sera pas un refuge climatique, alertent deux spécialistes de l’adaptation
L’idée d’une Bretagne épargnée par le changement climatique, refuge de fraîcheur pour le reste de la France, a la vie dure. Une tribune publiée par Le Monde, signée par les analystes Clément Jeanneau et Antoine Poincaré, auteurs d’un ouvrage sur l’adaptation à la dérive climatique, vient pourtant la démonter point par point.
Une région pas épargnée par les extrêmes
Selon une étude de l’Observatoire de l’environnement en Bretagne, dans un scénario de réchauffement à +4°C à l’horizon 2100 — la trajectoire actuelle —, les records de température pourraient atteindre 50°C par endroits dans la région, avec jusqu’à six vagues de chaleur par an. Les conditions favorables aux feux de forêt progresseraient de vingt-cinq jours supplémentaires chaque année, la sécheresse des sols durerait au moins un mois de plus et serait 47% plus intense, tandis que le débit des cours d’eau chuterait de 37% en été par rapport à la période 1976-2005.
Présentés l’an dernier devant des élus bretons, ces chiffres auraient créé la surprise générale, le pilote de l’étude confiant que la réaction ressemblait à celle de gens découvrant le sujet pour la première fois.
Une vulnérabilité qui dépasse la seule météo
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