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La découverte de Mayas se poursuit !


Lorsque l'on évoque la civilisation maya, les sacrifices humains et l'architecture monumentale accaparent presque toute notre attention. Pourtant, bien d'autres aspects fascinants et singuliers commencent tout juste à enrichir notre compréhension de cette culture disparue. Les vestiges archéologiques offrent un aperçu de cités hors du commun et des modes de gouvernance de leurs dirigeants. Parallèlement, l'art révèle des facettes inattendues de la vie quotidienne ainsi que des créations si singulières que même les experts ont longtemps peiné à en attribuer la paternité aux Mayas. Cette société remarquable a également légué des enseignements et des mystères aux générations futures. (listverse)

Le bleu maya

Crédit photo : ancientpages.com

Au-delà des sacrifices humains et des dieux terrifiants, les Mayas étaient des peintres au grand talent artistique. Ils ont mis au point une couleur rare utilisée dans les peintures murales (et dont on éclaboussait les victimes sacrificielles). Connue aujourd'hui sous le nom de « bleu maya », cette teinte a mis des siècles avant d'être associée à ses créateurs par les archéologues.

Dans l'Europe du XVIIe siècle, le bleu était un pigment difficile à obtenir, dont l'usage était réservé aux maîtres peintres. À l'époque, il était produit — au prix de grands efforts — à partir de lapis-lazuli provenant d'Afghanistan.

Les historiens furent surpris de découvrir que les peintres des colonies espagnoles du Nouveau Monde utilisaient le bleu en abondance. C'était étonnant, car ce pigment aurait dû y être plus rare qu'en Europe.

Ce n'est qu'au XXe siècle que l'on a compris que cette abondance de bleu découlait de la connaissance qu'avaient les peintres des anciennes teintures mayas, issues de plantes. Le bleu maya était plus résistant que son équivalent européen ; il a conservé tout son éclat, même sur des vestiges vieux de 1 600 ans. Le secret de cette durabilité n'a été percé que dans les années 1960, lorsqu'il a été établi que le colorant bleu, extrait de l'indigotier (ou *anil*), était mélangé à de l'attapulgite, une variété d'argile rare.

 

 

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