Par Joie Des Mots
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Au cours de ces journées au bord du lac ,
je marche ivre de splendeurs sauvage.
Je ressens l'aiguillon de la solitude,
mais au lieu de me peser,
il me transporte
et me gonfle l'âme d'une douce mélancolie.
La solitude
- j'en fais pour la première fois l'expérience au Baïkal -
m'aide à mieux me relier par l'esprit
aux évadés du goulag
dont je suis moralement sous la bannière.
Sylvain Tesson
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