Par Joie Des Mots
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La notion de « libéralisme autoritaire » est née au début des années 1930 sous la plume notamment du juriste Hermann Heller, grand adversaire de Carl Schmitt.
Elle resurgit aujourd’hui dans un contexte différent où les mesures liberticides se multiplient au sein même des démocraties libérales. L’épisode covidiste de confinement et de vaccinisme a été un moment fort de la mise en place de ce libéralisme autoritaire.
La répression brutale des Gilets jaunes en a été un autre. Quand le libéralisme se sent menacé, il réagit comme n’importe quelle autre forme de pouvoir, c’est-à-dire comme un chien qui craint de se voir enlever son os.
Quand la digue déborde, que les « cordons sanitaires » s’effilochent, il ne reste plus qu’à interdire les partis qui gagnent, à empêcher leurs candidats de se présenter aux élections, voire à les faire tuer.
On peut en être sûrs : pris à la gorge, les oligarques du Système ne reculeront devant rien.
On a déjà multiplié les interdictions et les dissolutions, supprimé des comptes en banque, décrété des interdictions de déplacement.
En Allemagne, un projet de loi propose maintenant aux communes d’exercer leur droit de préemption sur des biens immobiliers pour empêcher leur acquisition par des personnes soupçonnées d’être des « ennemies de la Constitution ».
En février dernier, le chancelier Friedrich Merz l’a dit clairement : « Chez nous, la liberté d’expression s’arrête lorsqu’elle porte atteinte à la Constitution. »
Le rejet de l’idéologie dominante étant désormais perçu comme un scandale, tous les moyens sont bons pour gouverner non plus seulement sans le peuple, mais contre lui. (...)
Alain de Benoist
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