Par Joie Des Mots
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Je reste jusqu'à la tombée du jour,
assis sur le tabouret à espérer un frémissement de la ligne.
La pêche, ultime clause du pacte signé avec le temps.
Si l'on revient bredouille, c'est le temps qui a tiré sa prise. J'accepte de rester des heures, immobile.
Il y aura peut-être un poisson, au bout de la patience.
Et s'il n'y a rien, tant pis.
Je n'en voudrai pas aux heures d'avoir trompé mon désir. Elles ne sont pas nombreuses,
les activités réduites à une vague espérance.
Pour moi, qui ne crois plus aux Messies,
il n'y a que les poissons dont j'espère la venue.
Sylvain Tesson
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