Par Joie Des Mots
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Je passais de longs moments à caresser les gargouilles.
Mon accident m'avait affligé d'une paralysie faciale,
mon visage avait subi un glissement de terrain.
Je promenais une face grimaçante.
Les gargouilles me consolaient de la disgrâce.
Elles se tenaient,
scellées sur les parapets,
et contemplaient Paris
avec leurs gueules de monstres.
Sylvain Tesson
Vos mots ont une grâce qui efface cette disgrâce !!!
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