Par Joie Des Mots
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Selon la nature de la sépulture, les vies antiques continuent de susciter à la fois respect et horreur. Ces dernières années, les restes humains ont révélé des faits inédits et surprenants, remis en question des croyances établies et soulevé de nouvelles énigmes fascinantes que les experts s'efforcent de résoudre.
Depuis les ancêtres les plus lointains, en passant par d'étranges hybrides humains, des massacres et des monuments commémoratifs, les morts peuvent révéler des rituels inattendus, de l'ADN, et même la paix là où aurait dû régner la guerre.
La dernière famille royale de Russie, les Romanov, fut exécutée en 1918 et sommairement enterrée dans des fosses peu profondes.
L'identification du tsar Nicolas II, de son épouse et de ses cinq enfants a pris des décennies.
En fait, la question n'est toujours pas tranchée, car les avis divergent quant à l'interprétation des résultats des analyses.
Lorsque les ossements de la famille royale ont récemment été formellement identifiés, une institution a refusé d'accepter ces conclusions : l'Église orthodoxe russe.
Les corps du couple royal et de trois de leurs filles avaient été retrouvés en 1979 et inhumés à Saint-Pétersbourg près de vingt ans plus tard. L'Église n'a jamais célébré de funérailles complètes pour eux, n'étant pas convaincue par les conclusions du gouvernement quant à l'authenticité des restes.
Les deux autres enfants ont été retrouvés en 2007.
En 2018, l'Église a ordonné sa propre enquête et a fait appel à des généticiens. Pour effectuer les analyses, les scientifiques ont dû exhumer le père du tsar assassiné. L'ADN d'Alexandre III et celui de Nicolas II correspondaient ; il s'agissait bien d'un père et de son fils. Cette découverte pourrait enfin permettre à la famille d'être reconnue et inhumée selon les rites complets.
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