Par Joie Des Mots
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« C’est peut-être là que réside le véritable reproche que l’on peut adresser à la droite (molle). Non de défendre la climatisation, mais de s’être privée trop longtemps d’une pensée de l’adaptation. A force de considérer que reconnaître le problème revenait à céder un combat idéologique, elle a laissé d’autres définir seules les termes du débat. Si la climatisation est devenue aujourd’hui le symbole de la réponse de la droite au dérèglement climatique, c’est parce qu’une partie de cette famille politique a perdu près de vingt ans à contester ou minimiser une réalité qu’elle aurait dû être la première à regarder en face.
On mâchonne inlassablement la citation de Charles Péguy selon laquelle “il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout, il faut toujours voir ce que l’on voit”. Et pourtant, populaire, conservatrice ou libérale, les droites ont été borgnes sur l’écologie.
Malgré la souffrance des forêts françaises dont certaines essences emblématiques reculent inexorablement : épicéas, hêtres, chênes pédonculés, châtaigniers.
Malgré les moissons de blé au mois de juin et les vendanges au mois d’août.
Malgré les glaciers qui fondent, la biodiversité qui s’effondre, la multiplication des canicules, le changement dans la répartition des précipitations. Malgré, il faut le reconnaître, les rapports du GIEC, dont les prévisions se sont révélées largement exactes. […]
Une partie du peuple de droite (celui qui gouverne avec la gauche !!!) s’enlise dans le déni face à la Nature qu’on mutile, dans un déni semblable à celui de la gauche face à la France qui se créolise. »
François de Voyer
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