Par Joie Des Mots
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Y a-t-il moment plus pénible que celui où la maîtresse de maison dépose au milieu de la jolie table un plat fumant d’apparence délicieuse, puis redisparaît en cuisine parce que naturellement il y a encore cinquante problèmes à régler ?
La civilisation exige la domesticité.
Renaud Camus
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Je me souviens de mon enfance, après le retour de guerre de mon père, mes parents sont restés vivre avec mes grands-parents.
La maison était assez grande. Nous mangions quand même ensemble.
Chacun avait sa place à table, je nous revois encore.
Les repas délicieux, préparés par les deux femmes, quand ils étaient sur la table, les femmes avaient leur place mais c’est vrai que c’était souvent Grand-mère qui se levait, sa place était près de la cuisinière et de l’évier.
Je suis sûre que tout le monde trouvait ça normal et qu’elle ne s’en plaignait pas. Comme grand-père était un vrai patriarche mais dans le sens riche, le respect, chacun était libre au milieu de ce respect.
Regardez les repas des générations actuelles, si vous avez la chance que vos enfants mangent à votre table, ils sont au téléphone avec leurs amis, pas avec vous !
Je pense que, comme John Wayne, ma génération a élevé ses enfants comme elle-même avait été élevée, mai 68 et internet, tiktok sont passés par là et tout est foutu.
Résultat c’était mieux avant.
Nous étions gens de bonne condition qui savaient se tenir, pensaient plus à leur devoir qu’à leurs droits !
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