Par Joie Des Mots
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Les gens commencèrent à se baptiser beatniks, beats, jazzniks, bopniks, bugniks et finalement je fus appelé « l’avatar » de tout cela.
Pourtant c’est en tant que catholique, et non à la demande insistante d’aucun de ces « niks » et certainement pas avec leur approbation non plus, que j’étais allé un après-midi dans l’église de mon enfance (l’une d’entre elles), Ste Jeanne d’Arc à Lowell, Massachussets, et, tout à coup, les larmes aux yeux j’avais eu une vision de ce que j’avais voulu dire par « Beat » quand j’entendis le silence sacré dans l’église (j’étais tout seul là-dedans, il était cinq heures de l’après-midi, des chiens aboyaient dehors, des enfants criaient, et les feuilles d’automne, les flammes des cierges qui dansaient pour moi seul), la vision du mot Beat voulant dire béatifique…
Il y avait le prêtre qui prêchait le dimanche matin, tout à coup par une porte de côté entre tout un groupe de types de la Beat Génération dans des imperméables ceinturés comme des membres de l’IRA, venus en silence « adorer » la religion…. J’ai su alors.
Jack Kerouac
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