Par Joie Des Mots
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Dis- moi, route, longue compagne de mes émerveillements, de mes rêveries, de mes réflexions et de l’apaisement de mes colères. Dis-moi un peu de ton passé.
Oh ! Mon passé !
Sais-tu qu’il peut être très lointain ?
Je me souviens à peine de ce temps reculé où je n’étais qu’un modeste sentier que l’on empruntait à pied, parfois à cheval. Les deux bourgs que je relie aujourd’hui n’étaient que de pauvres chaumières.
Des voies plus importantes les rattachaient au château.
En cette époque trouble et violente j’étais une sente paisible et tu penses bien que les bandits de grands chemins opéraient ailleurs.
Au fil des siècles on m’a élargie, empierrée, et finalement goudronnée.
J’ai connu toutes sortes d’attelages, de fringants chevaux, de boeufs lents et pacifiques, des ânes rétifs.
J’ai même connu une diligence, à heure fixe, trois fois par semaine.
(Blog de poésie et d’écriture) (extrait)
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