Par Joie Des Mots
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L’image d’Épinal de la solitude française — la personne âgée isolée dans sa campagne — ne correspond plus à la réalité des chiffres.
Une compilation de 10 années du baromètre « Les Solitudes en France », réalisé par le CREDOC pour la Fondation de France et récemment mise en série par une jeune application de rencontres hors écran, dessine un tout autre visage : celui du jeune actif des grandes villes, statistiquement bien entouré, et pourtant rongé par le sentiment de solitude.
37 % des moins de 25 ans contre 16 % des sexagénaires
En 2025, 37 % des moins de 25 ans déclarent se sentir seuls régulièrement — plus de 2 fois le taux des 60-69 ans (16 %). Le décrochage est rapide : les jeunes étaient 25 % dans ce cas en 2016, soit une progression de 12 points en 9 ans, quand la moyenne nationale ne gagnait que 5 points (de 19 % à 24 %). Le sentiment de solitude des jeunes s’est donc dégradé 2 fois et demie plus vite que celui du reste du pays.
La tendance n’est pas un artefact saisonnier : Santé publique France relevait déjà qu’1 jeune de 18-24 ans sur 5 avait traversé un épisode dépressif caractérisé en 2021, la proportion la plus élevée de toutes les classes d’âge. Un pic à 45 % avait été mesuré à l’été 2023 chez les moins de 25 ans, que la Fondation de France attribue en partie à la rupture des liens scolaires et universitaires pendant les vacances.
https://www.breizh-info.com/2026/09/13/263886/solitude-les-jeunes-urbains-se-sentent-2-fois-plus-seuls-que-les-sexagenaires-la-campagne-mieux-lotie-que-la-ville/
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