Par Joie Des Mots
Le bonheur d'avoir dans son assiette
le poisson qu’on a pêché,
dans sa tasse l’eau qu'on a tirée
et dans son poêle le bois qu'on a fendu :
l’ermite puise à la source.
La chair, l’eau et le bois sont encore frémissants.
Sylvain Tesson
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Au fond, quand j’étais enfant et ado, nous vivions ainsi.
Le jardin pour les légumes et les fruits.
Le poulailler et les clapiers pour la viande du dimanche.
Le puits et la pompe sur la place pour arroser
(nous avions quand même l’eau courante !)
La vigne pour le vin de l’année.
Les hommes étaient des ouvriers-jardiniers.
Les femmes des cuisinières-couturières
Et nous étions heureux et riches.
Et moi j’étais le centre de ce monde merveilleux.
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