Par Joie Des Mots
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Rien n’est joyeux, vivant et sympathique comme ces bandes de jeunes rencontrées dans les gares, dans la campagne ou sur le chemin du retour le dimanche soir, l’allure plus lasse, chargés de fleurs et de branchages, trouvant encore la force de chanter leurs chansons, que quelques-uns soutiennent de l’accordéon, du banjo ou de la mandoline.
Un de ces jeunes musiciens jouait d’une guitare dont le manche s’adornait de flots de rubans de toutes couleurs. On m’explique que ce sont des rubans brodés d’une devise par la mère, la sœur, la fiancée, ou simplement par les camarades, en témoignage de bonne amitié.
A en juger par le nombre de rubans décernés à ce garçon, il devait savoir s’ouvrir tous les cœurs.
Il m’a été donné d’assister à une soirée de danses des Wandervogel, soirée donnée simplement pour s’amuser entre eux. Dans le même costume rudimentaire avec lequel ils courent les routes, jambes nues toujours, et pour certains pieds nus, ces adolescents se livrèrent à des danses vives, mouvementées, avec des figures qui rappellent un peu l’ancien quadrille.
Ils valsèrent aussi en se tenant écartés l’un de l’autre, à la mode rhénane.
Les mélodies dont ils chantaient les paroles en même temps étaient d’une pauvreté et d’une banalité bien étonnantes pour un peuple de musiciens.
Simone May
Blog infanteriesauvage.Tumblr
C’est drôle, je crois qu’on la retrouve dans les scouts et les fêtes catholiques !!!!
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